Un carrefour d’excellence, de diplomatie culturelle et de partage humain
Le Campamento Internacional de Música, c’est bien plus qu’une académie d’été. C’est un espace de transmission unique en Amérique latine — une semaine où des musiciens en formation travaillent côte à côte avec des professeurs internationaux, partagent les répétitions, les coulisses, et finalement la scène.
Porté par le chef d’orchestre et pianiste Mauricio Arancibia et l’ensemble L’Orchestretto, le projet part d’une conviction qui n’a pas bougé depuis le premier jour : la qualité de la formation ne devrait pas dépendre de la capacité à traverser un océan. Depuis 2017, c’est donc la formation qui se déplace — et elle vient en Bolivie.
Notre histoire
Une construction en deux étapes
Le Campamento ne s’est pas fait en un jour, et cette trajectoire fait partie de ce qu’il est.
Première étape — le projet franco-bolivien (2017–2021)
Tout commence avec L’Orchestretto et ses musiciens, professeurs dans les conservatoires de la métropole lilloise. Le pari est audacieux : amener directement en Bolivie le niveau pédagogique des conservatoires européens — sans intermédiaires, sans délégation, avec les musiciens eux-mêmes. Tarija, Cochabamba, Santa Cruz, et une édition virtuelle pendant la pandémie : en quatre ans, des liens solides se tissent avec les orchestres philharmoniques locaux, les alliances françaises, les universités et les institutions culturelles boliviennes. Une méthode se rôde. Une crédibilité se construit sur le terrain.
Deuxième étape — l’ouverture internationale (à partir de la 5e édition)
Fort de ces bases, le Campamento change d’échelle et s’installe durablement à La Paz, Aujourd’hui en partenariat avec les deux institutions musicales les plus importantes du pays : le Conservatoire Plurinational et l’Orchestre National de Bolivie.
Ce qui distingue cette étape, c’est aussi qui répond présent. Les premiers à vouloir contribuer au développement de la musique en Bolivie, ce sont souvent les musiciens boliviens eux-mêmes — ceux qui sont partis se former à l’étranger et qui veulent maintenant apporter quelque chose à leur pays. Le Campamento devient ainsi un lieu de retour des talents, autant qu’un lieu d’accueil.
C’est l’un des rares espaces en Amérique latine où des musiciens en formation peuvent travailler simultanément avec une diversité d’écoles et de traditions pédagogiques venues des quatre coins du monde.
Des partenariats qui traversent les frontières

Depuis 2017, le Campamento a su tisser des liens avec des institutions d’horizons très différents — et c’est précisément cette diversité qui fait sa solidité. Des orchestres philharmoniques boliviens aux alliances françaises, des universités aux maisons de la culture locales, des syndicats ouvriers aux compagnies aériennes nationales : chaque édition a été rendue possible par des partenaires qui ont cru au projet et y ont contribué concrètement, chacun à sa manière.
Au fil des années, le Campamento a collaboré avec la Casa de la Cultura et l’Orchestre Philharmonique de Tarija, les Alliances Françaises de Cochabamba et Santa Cruz, les orchestres philharmoniques de Cochabamba et de Santa Cruz, l’École Populaire des Arts, l’Université Catholique de Bolivie, le Centro de la Cultura Plurinacional, l’Ambassade de France en Bolivie, l’Union Francophone de Bolivie, et — depuis l’ouverture internationale — le Conservatoire Plurinational et l’Orchestre Symphonique National de Bolivie, qui sont aujourd’hui les partenaires institutionnels au cœur du projet. À cela s’ajoutent des partenaires privés en Belgique et en France, notamment dans la production musicale et l’enregistrement.
Travailler avec une mairie, un syndicat ouvrier, une compagnie aérienne nationale ou une maison de disques belge dans le même projet : c’est peut-être ça, aussi, le Campamento.
Ce que nous faisons
Une pédagogie sans hiérarchie rigide
Le professeur n’enseigne pas depuis un estrade. Il joue aux côtés de l’élève, répète avec lui, monte sur scène avec lui. C’est ce qui définit le Campamento.
Le programme s’articule autour de sept axes complémentaires :
Masterclasses individuelles quotidiennes — un cours par jour, toute la semaine, pour un travail technique profond et continu avec son professeur.- Musique de chambre en intégration directe — chaque ensemble est composé d’un professeur et de plusieurs élèves. La transmission se fait en temps réel, dans la pratique.
- Orchestre du Campamento — les professeurs répètent avec les élèves depuis l’intérieur des pupitres, pas depuis le podium seul.
- Ateliers par instrument ou thématique — adaptés aux besoins du groupe, explorés en dehors du cadre habituel de la leçon individuelle.
- Conférences et tables rondes — vie orchestrale, carrières internationales, études à l’étranger : les outils concrets pour construire une trajectoire professionnelle.
- Concerts des élèves — le résultat du travail de la semaine, présenté au public en fin de stage.
- Récitals des professeurs — parce qu’entendre ses professeurs jouer est une leçon en soi.
Un rythme presto
Cours individuels et musique de chambre la journée. Ateliers et Conférences le matin. orchestres l’après-midi. Concerts le soir. Une semaine où l’élève joue, écoute, répète, échange — et monte sur scène avec ses professeurs. Cette immersion permanente, c’est ce qui distingue le Campamento d’une masterclass ordinaire.
La scène partagée
Les concerts de clôture ne sont pas des récitals de fin de stage. Élèves et professeurs partagent le pupitre, à égalité, devant un vrai public dans les grandes salles de La Paz. Pour beaucoup de jeunes musiciens boliviens, c’est une première. Et ça change quelque chose durablement.
Pourquoi ce projet compte
Mauricio Arancibia a quitté la Bolivie pour se former en Europe. Le Campamento, c’est sa façon de rembourser cette dette — non pas par obligation, mais parce que la musique classique n’a de sens que si elle circule, si elle se transmet, si elle déborde des espaces où on la garde habituellement.
Chaque année, près d’une centaine de musiciens participent. Beaucoup viennent de villes boliviennes loin des grands centres culturels. D’autres font le déplacement depuis l’Argentine, le Brésil ou le Pérou. Pour tous, c’est souvent le premier contact soutenu avec une pédagogie internationale de haut niveau — et parfois, c’est le tournant.
Perspectives
L’objectif à long terme est d’ancrer le Campamento dans un lieu permanent à La Paz — capable d’accueillir le stage, une saison artistique régulière tout au long de l’année, et de développer des partenariats institutionnels durables entre conservatoires boliviens et européens.
Le Campamento n’est pas un projet achevé. C’est un projet en mouvement, avec une trajectoire claire et des bases qui tiennent.
Soutenir le Campamento
Le projet fonctionne grâce à des institutions qui croient à l’impact de ce travail — ambassades, centres culturels, fondations, universités — et à des mécènes qui permettent à des élèves sans moyens d’y participer pleinement.
Pour les universités et centres culturels qui cherchent un ancrage dans l’écosystème musical latino-américain, ou qui souhaitent inscrire leur soutien dans une logique de diplomatie culturelle durable : le Campamento offre une visibilité concrète et des retombées réelles.
1re édition — Franco-Chapaco
En juillet 2017 a eu lieu un événement d’importance dans le paysage musical bolivien : la tenue du « Campamento », première académie de musique classique jamais organisée en Bolivie. À Tarija (dans le sud du pays) pendant quasi deux semaines, les participants se sont totalement immergés dans la musique entre cours individuels, de musique de chambre et répétitions d’orchestre. Plus de 70 élèves de tous âges, professionnels ou en voie de professionnalisation, sont venus de toute la Bolivie et même du Brésil et de l’Argentine pour vivre cet événement unique.
Un enthousiasme partagé
Le « Campamento » a vu le jour grâce aux membres de l’Orchestretto et à deux professeurs du conservatoire de Lille (Christophe Simonet et Françoise Semellaz) qui ont donné des cours et des concerts de musique de chambre bénévolement. De nombreux donateurs ont aidé à financer le voyage.
Cette première édition a suscité un grand enthousiasme dans le pays et a créé une véritable demande : au-delà des cours, certains élèves ont pu faire des rencontres déterminantes pour leur avenir musical.
Enthousiasmée par le projet, la ville de Tarija a accueilli les 11 musiciens de l’Orchestretto, De nombreuses disciplines y étaient représentées : flûte, clarinette, basson, trompette, trombone, violon, violoncelle, piano, chant, direction d’orchestre, musique de chambre et orchestre.
Immersion dans la musique classique
Pendant 13 jours intensifs, cours individuels et de musique de chambre se sont déroulés à l’Université Catholique, à la Philharmonie de Tarija et à la Maison de la Culture. Une académie d’orchestre rassemblant tous les participants pouvait répéter dans l’auditorium de la Maison de la Culture mais aussi à la C.O.D. (Centrale Ouvrière Départementale) et au théâtre de la « Casa Dorada ».
L’Orchestretto a offert trois représentations de musique de chambre au théâtre. Les professeurs ont organisé deux concerts d’élèves et un concert d’ensembles – regroupant stagiaires et professeurs – à l’auditorium de la Maison de la culture.
L’orchestre, comptant tous les participants du Campamento, a donné deux fois les Danses Hongroises de Brahms et les 3 premiers Concertos pour piano de Rachmaninov . Pour le 1er et le 3ème, il s’agissait d’une première en Bolivie !
Remerciements
Cette première page de l’histoire du « Campamento » a été possible grâce à la mobilisation des musiciens de L’Orchestretto et aux 230 contributeurs sur Ulule.
Grâce au soutien :
- de la Maison de la Culture de Tarija-Bolivie,
- de l’Orchestre Philharmonique de Tarija-Bolivie,
- de la Mairie de Tarija,
- de l’hôtel Tarija.
Grâce à l’investissement :
- de la pianiste bolivienne Ana María del Carpio,
- des 50 bénévoles locaux,
- des sept familles d’accueil qui ont reçu les professeurs dans des conditions exceptionnelles.

2e édition — Franco-Cochala
Après le succès du premier Campamento, nous avons décidé de réaliser les éditions suivantes dans d’autres villes boliviennes pour le bénéfice du plus grand nombre d’élèves possible.
Le choix se porta sur Cochabamba à la suite d’une rencontre entre Mauricio Arancibia et Augusto Guzman – chef de l’Orchestre Philarmonique de cette ville.
En partenariat avec l’Alliance Française et l’Orchestre Philharmonique, la deuxième édition du Campamento s’est tenue du 5 au 17 juillet 2018.
Un programme dense
Une centaine de participants a intégré cette deuxième édition, originaires de Bolivie (La Paz, Oruro, Santa Cruz, Cochabamba) et d’Argentine (Jujuy).
Trois concerts d’élèves et d’ensembles ont été donnés à l’Alliance Française de Cochabamba, notamment pour le 14 juillet. Trois représentations de musique de chambre donnés par les professeurs sont aussi venus ponctuer le stage : à l’Alliance Française pour l’ouverture de l’événement, au café artistique « Cowork » et à l’Académie Man Césped.
Les cours ont eu lieu à l’Alliance Française, à l’École Populaire des Arts et à l’Académie Man Césped.
Le travail d’orchestre, en partenariat avec l’Orchestre Philharmonique, s’est conclu par deux concerts de musique française dans la grande salle « Portal ».
Nouveauté de cette édition : 13 bourses ont été attribuées par des mécènes locaux. La famille Brun et la famille Pericon ont ainsi aidé les élèves qui ne pouvaient financer le stage par eux-mêmes.
Musique française en Bolivie
« Résonnances », le concert avec l’Orchestre Philarmonique de Cochabamba, était composé de la Fantaisie sur des thèmes de Carmen pour flûte et orchestre de Borne (soliste: Pierre Martinet) suivie de la suite Ma mère l’Oye de Ravel, puis en seconde partie de la Havanaise de Saint-Saëns pour violon et orchestre (soliste : Romuald Grimbert-Barré), du Prélude à l’Après-Midi d’un Faune de Debussy et enfin du Boléro de Ravel.
Hormis cette dernière pièce, toutes ces œuvres étaient des premières à Cochabamba, et même une première bolivienne pour le Prélude à l’Après-Midi d’un Faune de Debussy.
L’après Campamento
Après le Campamento a été donné un concert à La Paz, réunissant des musiciens de L’Orchestretto et des musiciens professionnels boliviens. La forme et la qualité de cet ensemble ont rencontré un franc succès.
Cette représentation inédite a été rendue possible par l’organisation de l’Alliance Française, la production de l’Orchestre Philharmonique de Cochabamba, par les 20 bénévoles et les 3 familles d’accueil qui ont hébergé les professeurs.

3e édition — Franco-Cruceño
Suivant notre souhait de réaliser les 5 premières éditions dans 5 villes différentes, le Campamento s’est tenu dans la ville de Santa Cruz de la Sierra du 7 au 19 juillet 2019.
Cette édition a été rendue possible par nos partenariats avec l’Alliance Française, l’Orchestre Philharmonique de Santa Cruz, l’ambassade de France et le ministère de la Culture de la Bolivie.
Au rythme du Campamento
Ce Campamento a réuni 80 stagiaires de différentes villes boliviennes (La Paz, Oruro, Santa Cruz, Cochabamba) et d’Argentine (Córdoba). Plusieurs étudiants boliviens expatriés aux États-Unis ont aussi fait le déplacement.
Les cours ont eu lieu à l’Alliance Française, à l’École « Music House » et au Centro de la Cultura Plurinacional. Le thème principal de cette édition était la musique de chambre. En partenariat avec l’Orchestre Philharmonique de Santa Cruz, 10 groupes ont été créés et un orchestre de chambre rassemblant élèves et professeurs.
L’Orchestretto a donné un concert à l’Alliance Française de Santa Cruz et un autre au Centro de la Cultura Plurinacional de Santa Cruz. Le 14 juillet organisé par l’Alliance Française et le Consulat français à Santa Cruz a été l’occasion d’une prestation de chansons françaises. Quatre concerts d’élèves ont été organisées à l’Alliance Française, au Centro de la Cultura Plurinacional et à la bibliothèque Hamacas.
En clôture de cette 3e édition se sont tenus une représentation de tous les groupes de musique de chambre dans le hall de l’Alliance Française et un concert final dans l’auditorium de l’Alliance Française.
Premières en Bolivie
Un travail aussi intense et suivi en musique de chambre était une grande nouveauté en Bolivie : chaque groupe ayant au moins 2 professeurs.
Le répertoire proposé comptait plusieurs premières à Santa Cruz et en Bolivie, telles que la Sonate pour violon et violoncelle de Ravel, le Poème de Chausson pour violon et orchestre, et la Première Rhapsodie pour clarinette et orchestre de Debussy.
La Bolivie à Lille
Après le Campamento, le chef de L’Orchestretto a réalisé un travail de recherche
pour préparer un concert le 16 Septembre 2019 à la Cathédrale de Lille dans le cadre de « Eldorado ». Des œuvres de la région de Santa Cruz du XVIe siècle et des pièces boliviennes populaires et natives ont pu être joué dans ce « Pèlerinage au cœur des origines boliviennes ».
4e édition — Campamento virtual : l’art face à la distance
2020 nous a imposé l’impossible. Pas question pour autant de baisser les bras.
Plutôt que de suspendre le projet, l’équipe de L’Orchestretto a fait le choix de tout basculer en ligne — et de le faire vraiment. Des cours pour dix instruments, sept concerts virtuels, une orquesta del Campamento montée à distance, et un documentaire retraçant les quatre premières années de l’aventure. Le Campamento n’a pas seulement survécu à la pandémie : il a prouvé que rien — pas même un confinement mondial — ne peut arrêter une musique qui a décidé de circuler.
Cette édition marque aussi la fin d’un cycle. Celle des quatre premières années franco-boliviennes, celles qui ont tout fondé. Ce que viendra ensuite sera différent — plus grand, plus ouvert.
2021 — Une année de transition
En 2021, voyager en Bolivie reste impossible. Refaire une édition virtuelle ne semblait pas juste non plus — le format avait déjà tout donné. Alors on a pris le temps de réfléchir.
C’est cette année-là, entre les difficultés sanitaires et la flambée des prix des billets d’avion liée aux tensions internationales, qu’une évidence s’est imposée : le Campamento devait s’ouvrir. Sortir du cadre franco-bolivien pour devenir quelque chose de plus large. Ce tournant a été rendu possible notamment grâce à l’arrivée de la flûtiste Viviana Asturizaga, depuis les États-Unis — la première grande voix à rejoindre le projet depuis un autre continent.
5e édition — La Paz
L’envol international
Retour en Bolivie, retour en présentiel, et une nouvelle page qui commence. Cette édition est une édition-laboratoire : moins de professeurs, mais une ambition renouvelée et un format repensé.
Pour la première fois, le Campamento quitte définitivement la logique franco-bolivienne pour devenir international. L’équipe pédagogique réunit Mauricio Arancibia, Isabel Pericón et Pierre Martinet depuis la France, et Viviana Asturizaga depuis les États-Unis. Quatre professeurs — mais une énergie nouvelle.
C’est aussi l’édition qui voit naître les cycles de conférences et d’ateliers thématiques : études à l’étranger, vie orchestrale, carrières internationales. Des outils concrets pour des musiciens qui veulent savoir comment aller plus loin. Le succès dépasse les attentes. La formule est validée.
Depuis cette édition, le Campamento s’ancre au Conservatoire Plurinational de La Paz, qui devient le lieu principal des cours et de certains concerts. Un partenariat avec l’Orchestre Symphonique National de Bolivie s’établit également — permettant répétitions et concerts dans les conditions d’une institution professionnelle de premier rang.
6e édition — La Paz
Le retour des talents
Quelque chose s’est mis en place progressivement, et cette édition le confirme : les premiers à vouloir contribuer au développement de la musique classique en Bolivie, ce sont souvent les Boliviens eux-mêmes — ceux qui sont partis se former en Europe, aux États-Unis, en Amérique latine, et qui veulent maintenant apporter quelque chose à leur pays.
Le Campamento 2024 s’enrichit de cette dynamique. À côté des professeurs venus de France, de Belgique et des États-Unis, arrivent des musiciens formés à l’étranger et revenus vivre en Bolivie — porteurs de méthodes, d’expériences et de manières de faire la musique qu’ils ont envie de transmettre ici, chez eux.
Corps professoral
- Piano et direction : Mauricio Arancibia (France), Misael Mejía (Belgique), César Blas (États-Unis), Isabel Pericón (France — piano accompagnateur)
- Flûte : Viviana Asturizaga (États-Unis)
- Hautbois : César Blas (États-Unis)
- Clarinette : Leonardo Aguilar (formé à Cuba, installé en Bolivie)
- Basson : Daniela Mercado (formé en Espagne, installé en Bolivie)
- Percussion symphonique : Pablo Iturry (formé en Norvège, installé en Bolivie)
- Batterie : Mateo Hurtado (formé et basé aux États-Unis)
7e édition — La Paz
La musique malgré tout
2025 : la Bolivie traverse une période de tensions sociales et politiques profondes. Comme en 2020, la question se pose : est-ce qu’on le fait quand même ?
La réponse est la même qu’à l’époque du COVID : oui. Pas par obstination, mais parce que c’est précisément dans ces moments-là que la musique a quelque chose à dire.
Plus de douze professeurs, venus de quatre continents. Des cours au Conservatoire Plurinational, des répétitions et des concerts au Centro sinfonico Nacional grace à une convention avec l’Orchestre Symphonique National. Une édition qui prouve que le Campamento est désormais une institution — pas seulement un projet.
Corps professoral
- Piano et direction : Mauricio Arancibia (France), Misael Mejía (Belgique), Mazary Sakuma (États-Unis)
- Flûte : Viviana Asturizaga (États-Unis), Óscar Chúngara (formé en France, installé en Bolivie)
- Basson : Daniela Mercado (formé en Espagne, installé en Bolivie)
- Percussion : Pablo Iturry (formé en Norvège, installé en Bolivie)
- Saxophone : Luis Alarcón (formé en Argentine, installé en Bolivie)
- Violon et alto : Andrea Benavides (formée en France, installée en Bolivie)
- Violoncelle : Vania Andrea García (formée aux États-Unis, installée en Bolivie)
